Sulfura
Sulfura c'est 60 messages22 sujets 3 membres mais surtout un forum qui vient de naitre !

Pour t'expliquer vite fait le contexte du forum sans chercher où cliquer voici une description en quelques mots :

Sulfura n'est pas une pension comme les autres ! En effet tu pourras incarner un personnage avec un problème quelconque et le faire évoluer dans le pensionnat qui l'aidera au mieux. Que votre personnage soit malade physique : en fauteuil roulant ou mentaux : doubles personnalités, délinquant, pauvre, riche, extraverti ou introverti il sera bienvenue à Sulfura ! Tout les pensionnaires seront regroupés pour certains cours banales mais ils seront ensuite en groupe selon leurs problèmes.

Arriveras tu as faire évoluer ton personnage dans ce lieu si particulier ?
C'est à toi de décider >>


Les âmes errantes et souillées ont disparu. Mais il reste la volonté de vivre pour raconter l'histoire.
 
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Le contexte permet de créer des personnages distincts l'un des autres donc soyez imaginatif et les admins seront ravis ♥️
N'oubliez pas de répondre au sujet libre avant de créer le votre, c'est beaucoup plus simple comme ça
Allez jeter un coup d'œil au postes vacants, cela peut vous donnez des idées pour incarner un personnage
Vous avez une semaine pour faire votre fiche, si le manque d'activité RP est trop importante alors que vous n'avez pas prévenue, vous aurez un avertissement au pire des cas votre compte sera supprimé

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 | Cailean.

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AuteurMessage
Cailean S. Hindley

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Messages : 17
Zolato : 27
Date d'inscription : 11/07/2009

MessageSujet: | Cailean.   Lun 10 Mai - 12:39


PENSION SULFURA
FICHE DE PRESENTATION






      » i d e n t i t é

      • N0M : Hindley.
      • PRÉN0M(S) : Cailean - Sidney (Sid) - Dorian.
      • SURN0M(S) : Lorsqu'il rencontre une personne, il se présente sous son deuxième prénom, enfin le diminutif de celui-ci : Sid. Oh non, il adore son prénom Cailean mais seul son entourage a le droit de l'appeler Cailean. Parfois, il autorise même ces personnes à utiliser le surnom Caï. Mais ces personnes sont vraiment rares...
      • ÂGE : Vingt-deux ans.
      • DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 15 septembre 1822 à Assen (Pays-bas).
      • ANCIENNE RÉSIDENCE :
      • NIVEAU S0CIAL :
      • NATI0NALITÉ :
      • ORIENTATION SEXUELLE : Homosexuel.
      • GROUPE SOUHAITE : Délinquants.


» p e r s o n n a g e

    Description Physique : On ne peut pas dire qu'il n'a pas été gâté par la dame nature celui-là... Un visage angélique, une chevelure brune qui contraste parfaitement avec sa peau diaphane. Des myosotis avec énormément de jaune à la place des yeux. Son regard brille toujours d'une lueur dantesque, se mélangeant à une once de folie. On ne le voit sourire qu'ironiquement, ce n'est pas vraiment sa tasse de thé. Voilà pourquoi parfois, ses lèvres ne forment qu'une ligne droite et parfaite. De taille moyenne pour un homme, avec un corps assez mince, pas trop musclé, dans le juste milieu. Mais en ayant tout de même une force physique très avantageuse. Quelque peu androgyne, les vêtements de Cailean sont la plupart du temps, moulants et en cuir. Il n'a jamais apprécié les couleurs, portant toujours du noir. Parfois, il ne porte rien du tout, alors... Ses vêtements sont toujours de très bonne qualité. En tout cas, Cailean fait très attention à son apparence. Un côté très sophistiqué, élégant. Des rosaires de différentes formes sont toujours accrochées sur lui : à son cou ou sur ses vêtements. Même si depuis un certain temps, Cailean a laissé de côté sa religion, délaissant par la même occasion, ses nombreux accessoires qui représentent ladite religion.
    En dehors de son aspect, quelques stigmates sont présentes sur son corps. Comme la marque sur son bras gauche, un prénom "Daphné", celui d'une jeune femme qu'il a connue autrefois. Cette marque a été faite quelques années après sa fuite. Il eut le malheur de croiser la route d'une dague... Et le résultat est impressionnant. Cette scarification est impressionnante, et surtout, énorme. Elle est présente sur tout le long de son avant-bras, et le prénom en lui-même est entouré par quelques traits difformes. Mais il n'y a pas que ça, comme marque sur son corps. Lorsqu'il était adolescent, Cailean ne pouvait s'empêcher de se scarifier le corps, quelque soit l'endroit. Mais son corps n'est pas scarifié partout ! Encore heureux. Seulement, on ne peut pas dire qu'il a été heureux vu ces marques, assez nombreuses pour témoigner son malheur, mais pas assez pour laisser croire qu'il avait ce mal-être en lui et qu'il voulait se suicider.


    Description Psychologique : Il se considère comme un névropathe paranoïaque qui ne voit que douleur et souffrance dans ce monde. Monde qu’il dénigre chaque jour montrant son amertume par ses paroles ou ses actes. Il considère tout le monde inférieur à lui, allant jusqu’à considérer ces personnes comme des déchets de l’Humanité qu’il faudrait à tout prix exterminer. Quelque peu mégalomane sur les bords aussi. Son âme est putride, n’ayant que des commentaires caustiques prêts à blesser quiconque. On ne pourrait trouver la raison exacte de son côté malsain. Après tout, Cailean n'a pas eu une enfance banale. Est-ce la faute de ses accointances lorsqu‘il était adolescent ? Ou ça lui est venu tout simplement du jour au lendemain, cette envie de blesser son entourage ? Dès son plus jeune âge, il a toujours manié l’art de la manipulation à merveille. Ce qui a causé certains soucis. Autrefois il apparaissait aux yeux des adultes tel un enfant modèle, même si derrière leur dos, c’était un enfant pourri-gâté qui profitait de tout le monde. L’hypocrisie est un vice certes mais utilisée par Cailean, elle devient une horrible qualité redoutable.
    Autrefois, il mentait beaucoup, utilisant le mensonge tellement efficacement et proche de la vérité, pour que la vérité elle-même devienne le meilleur des mensonges. Il lui arrive de mentir encore sur certains faits, pour mieux arriver à ses fins. Le fait que son passé le hante depuis tant d’années n’améliore pas les choses. Au contraire. Il a cet homicide sur la conscience. Même lorsqu’on lui a tiré dessus -personne ne sait qu‘en vérité, ce n‘était pas le vrai Cailean Hindley assis sur cette chaise- il n’a pas réellement échappé à la mort elle-même, devenant un pauvre homme hanté par son passé. Il doit absolument éviter que l’on découvre son passé, même s’il n’est plus vraiment de ce monde. C’est aussi une satisfaction personnelle car même si après cette histoire, il a dû survivre au mieux qu’il pouvait, il ne peut s’empêcher de penser que son acte lui a été bénéfique et libérateur. Autant dire qu’il ne regrette pas ses actes ! Ce qui montre une folie drastique qui masque parfaitement sa gentillesse tant refoulée. À vrai dire, il lui arrive d’être sympathique mais c’est très rare. En fait, il faudrait surtout éviter de le contrarier car son côté malicieux pourrait trouver des subterfuges étonnants contre vous.

    Ses Gouts : 5 lignes minimum.


    Son Passé :
      Chapitre 1


    Personnellement, je n'ai absolument pas compris les raisons de ma naissance dans cette cave miteuse. même aujourd'hui. Depuis des années, on m'a conté tellement d'histoires que je ne sais pas laquelle croire ! Alors, d'après ma grand-mère, paix à son âme c'était une femme horrible d'une beauté épouvantable mais elle a tout de même eu dix-sept maris, c'était juste parce que ma mère était allergique à la Lumière. Chose vraiment plausible ! Ensuite, d'après mon grand-père qui fut le numéro 7 de tous les maris de cette vieille bique, pense que c'était juste par pur égoïsme de mon père. C'est horriblement laid de naitre dans un tel endroit ! Si j'aurai pu, j'aurai porté plainte. Généralement, les familles aiment un enfant même s'il n'était qu'un accident causé par l'alcool, n'est-ce pas ? Mais, il existe aussi des familles qui n'acceptent pas ce nouveau venu. Elles peuvent aller très loin. Jusqu'à le renier entièrement, comme si son existence n'avait aucune importance. Oui, il est vrai que j'ai été cet enfant autrefois. Mes parents ne voulaient pas avoir énormément d'enfants. Mon frère aîné leur suffisait amplement, car père avait décidé de faire de lui l'héritier de la famille. Nous n'avons que six ans d'écart, et il ne m'a jamais prêté une quelconque attention. Mais au fil des années, j'ai appris à accepter mon sort tel quel. Wolfram n'a pas eu une vie facile à vrai dire... Il devait être toujours digne d'appartenir à notre famille. Moi, je n'étais que son ombre. En fait, lors des nombreuses réceptions dans notre demeure à Norwich (Angleterre) ou même à Assen (Pays-bas), il faisait tout pour paraître digne des Van Haren, même s'il était encore fort bien jeune. La famille Van Haren était sûrement l'une des familles les plus nobles autrefois...jusqu'en 1832, lors de la disparition tragique de mon frère. Contrairement à Wolfram, je suis né en Angleterre alors que lui, il est né au Pays-bas, pays d'origine de ma mère. Je me suis toujours dit que ce mariage arrangé entre ces deux grandes familles était une belle chose, car ainsi, ces deux cultures assez différentes l'une de l'autre m'étaient offertes dès mon plus jeune âge. Père dirigeait la plus célèbre bijouterie de tout Angleterre. En réalité, cette bijouterie appartient aux Van Haren depuis des siècles ! Et d'après les dires de certains, un membre de notre famille aurait même serti la couronne de la reine Victoria !

    Malgré le fait que mes parents étaient toujours absents, j'avais heureusement ma grand-mère qui avait sûrement refuser de me tourner le dos comme les autres, vu la façon dont elle s'occupait de moi. Comme une vraie mère, devrai-je dire. Mon frère aîné passait ses journées libres à étudier. En fait, d'après ce que m'a conté grand-mère, il s'est intéressé à la lecture très très jeune. Grand frère était très intelligent. Je l'admirais énormément même si quand j'essayais d'avoir une quelconque discussion avec lui, il répliquait par des remarques cinglantes. À cause de ça, je passais mon temps à me demander qu'avais-je pu faire de mal pour qu'il se comportât ainsi avec moi. Je n'étais ni turbulent, ni casse-pieds... Mais comme toujours, je trouvais une raison à son attitude : mes parents. Déjà quand il n'avait que 8 ans, ils lui avaient appris tout ce dont a besoin d'apprendre un héritier, normal qu'il ait autant de pression. J'avais surpris une conversation entre mes parents un jour, je n'avais pas très bien compris mais mère réconfortait son époux avec des mots doux. Je ne me souviens que très vaguement de la discussion. Mais j'avais compris que mon père était mourant... Cette soirée-là restera gravée dans ma mémoire pour l'éternité, c'était sûrement la première fois que mère s'adressait à moi directement, sans avoir besoin de la gouvernante pour le faire à sa place. Même si cette fois-là, c'était simplement pour me gronder. En réalité, je pense que c'était sûrement la première fois que mes parents se trouvaient chez nous. Pathétique ne trouvez-vous pas ? J'ai vraiment été minable sur ce coup...Mais je n'avais que cinq ans... Mère m'avait tellement sermonné, qu'elle avait décidé de me punir. Moi, je m'en contrefichais de la punition, je voulais juste qu'elle me pardonne. Je pensais que mes pleurs de supplications de me pardonner suffiraient à ce qu'elle le fasse et qu'elle me prenne dans ses bras juste un instant...

    Il faut admettre une chose, que cette punition n'a pas été très sévère. Les premiers mois j'étais réellement perdu, mais au fil du temps j'ai réussi à trouver ce courage pour m'habituer à cette nouvelle vie qu'était à Hwenlys, le village où ma chère tante m'avait hébergé. Elle habitait à la campagne...À vrai dire, j'adorais cet endroit rempli de glaïeuls, où leurs tiges se perdaient dans les hauteurs. Les champs étaient parsemés de violettes, si belles au parfum tant enivrant. Pour la première fois, mon âme était en paix, je ne me torturais plus l'esprit en me demandant ce que j'avais fait de mal. Enfin, la réponse a toujours flotté dans les airs... La raison est ma naissance. Mère pensait que cet endroit serait une sorte de torture pour moi, mais elle se trompait fortement. Un havre de paix. Voilà ce que c'était. Ma tante me contraignait à m'occuper des agneaux de la ferme. J'acquiesçais sans discuter, après tout, elle me donnait le droit d'étudier. Ça devait être ça la condition, néanmoins, l'école catholique où j'avais été envoyé n'était pas à mon goût cette école que je m'étais imaginé. D'ailleurs, le village entier n'était pas ce que j'imaginais. Il n'y avait que très peu de maisons dites en bon état. Les autres étaient très petites, presque en ruines. L'école, qui était tout d'abord une Église, était très petite, elle n'accueillait que très peu de monde. En même temps, il n'y avait pas énormément d'enfants dans les environs... Le soir, l'Église n'était que l'abri des rats. Néanmoins, le père Gwendal était fort sympathique avec moi et trois autres garçons. À cette époque, j’étais sûr et certain que le père Gwendal se plaignait à ma tante de mon manque de participation, et de ma solitude. En vérité, je ne participais jamais à l'oral, je préférais attendre les devoirs pour lui montrer que je n'étais pas totalement stupide. Et il le savait très bien que j'étais loin d'en être un. Pour cette raison qu'il ne m'en parlât jamais à moi, mais juste à ma tante. Contrairement à lui, elle ne se gênait pas de me reprocher tout ce qu'elle pouvait. Ah oui, j'avais oublié de parler de la vie que je menais avec elle... Hum, insupportable ? Oui, sans aucun doute, cet adjectif correspondrait très bien à cette situation. Son leitmotiv incessant « Cailean, fais ça ! » m'exaspérait. Mais je ne lui faisais part de rien, oh non pas tout de suite... Un jour, elle payera toutes ces fois où j'ai été malade et qu'elle me laissait dehors sous une pluie abondante à m'occuper des champs. Quoique, peut-être bien que je lui ai déjà fait payer tout ça...

    Au début, je pensais que c'était réellement un havre de paix... Certes ça l'était quand j'étais seul et ne faisais rien. Mais bien vite, quelques mois après mon emménagement dans cet endroit sordide, j'avais enfin compris ce que ma mère insinuait avec son « Tu devras nous supplier pour que l'on te reprenne en mains, Cailean. » J'exécutais tout ordre que me donnait ma tante, et même parfois, des autres voisins qui profitaient de mon silence. Il ne fallait pas que je craque, ce n'était pas le moment. De plus, je suis reconnaissant à ma tante Meredith, car grâce à tant de rigidité puisque j'ai finalement appris que toutes ces années à culpabiliser pour si peu ne servaient à rien. Je m'étais fait un serment, de ne jamais supplier mes parents pour rentrer avec eux. Je préférais encore la souffrance que de retourner vivre comme avant. Puis, je ne les voyais jamais, c'était mieux ainsi. Lorsque je rentrais des cours, tante Meredith m'astreignait tout de suite de m'occuper des champs. Même ceux des voisins. Je me rappelle comme c'était dur en hiver. Il y avait énormément de neige, et certaines fois, de la pluie. Même si les champs n'avaient rien fait pousser, je devais tout de même passer du temps dehors. C'était la volonté de Meredith, et sans aucun doute celle de mes parents. Parfois je me surprenais à me demander si finalement, ils passaient à Hwenlys pour discuter avec tante Meredith. Un jour j'étais assis sous la neige, à regarder les flocons tomber sur ma crinière si noire, tout en humidifiant mes cheveux si longs. Mon pantalon était très court, mes chevilles était à découvert mais je ne pouvais rien y faire, le peu de tissus que je possédais, était sur moi, donc pratiquement rien. Après avoir attendu quelques bonnes heures sous la neige, tante Meredith criait mon nom avec répugnance pour me faire savoir que je pouvais rentrer à présent. Sans un seul regard vers elle, je montais déjà les marches pour aller dans ma chambre, grelottant de froid. Mais ma tante en avait décidé autrement. Elle m'ordonna de redescendre, et d'aller au salon. Tout en regard mes pieds, une douce chaleur s'était répandue dans tout mon corps : la cheminée.

    Le choc fut immédiat, lorsqu'enfin, mon regard se posa sur la cheminée, la présence de trois personnes me dérangeait. Mon regard s'était voilé, lorsqu'il s'était attardé sur la femme assise dans un fauteuil. Elle portait une robe mauve, ses cheveux bouclés reposaient soigneusement sur ses épaules. Ma mère m'impressionnera toujours... Son regard si perçant, lui allait si bien. Ses yeux onyx ne me fixaient pas, non ils me transperçaient. Aucune envie de me saluer, elle ordonna au jeune homme d’à peu près quatorze de sortir dehors avec moi, et je fus très surpris de constater que ce garçon n’était autre que mon frère aîné, Wolfram. Même mon accoutrement ne suffisait pas à ma mère de me plaindre, je savais qu’elle ne voulait que me torturer. Mais il ne fallait pas que je lui désobéisse, je tiens cette fierté sûrement de ma mère. Sans un mot, mon frère et moi nous étions déjà dans le champ, il ne disait rien, et j’appréciais ce lourd silence. Sous ce silence pesant, mes pas me guidèrent dans les bois non loin de la ferme, Wolfram à ma suite. Mère voulait qu’il se promène un peu, et bien soit. Plusieurs mètres nous séparaient, son air hautain ne l’avait pas quitté. Toujours cette envie d’être supérieur aux autres. Non, de m’être supérieur, à moi, son seul frère qui n’a rien demandé. Trop d’années passées dans une pièce richement décorée à culpabiliser. Trop d’années passées où aucun de ces invités n’a daigné de lever un quelconque regard empli d’affection à mon égard. Qu’à cela ne tienne, on m’a déshérité et bien tant mieux. Malgré mon nom, je ne me suis jamais considéré comme un Van Haren. Trop de répugnance émane de ces personnes. Les Van Haren ne pensent qu’à bien se faire voir, tout en gagnant le plus d’argent possible.

    Quelquefois, mon regard dardait mon frère aîné, le détaillant plus précisément malgré la nuit lugubre qui nous entourait. Il faisait le fier dans ses vêtements chics, qui le tenaient vraiment très au chaud, contrairement à moi qui portait le pantalon avec lequel j’étais arrivé ici il y a trois ans. Bien sûr que j’avais d’autres pantalons à cette époque ! Mais, ils étaient tous sales… J’avais été obligé de porter celui-là. Encore plus mouillé que tout à l’heure, je continuais tout de même mon chemin, écartant parfois les branches qui me barraient la route. Ma main droite était sur ma poitrine, tentant de me réchauffer comme je le pouvais, tandis que l’autre main reposait sur mon font à cause du vent froid qui renvoyait la neige en plein visage. Un bourdonnement assourdissant était présent dans mes oreilles, c’était insupportable je n’entendais plus rien. Puis soudainement, quelqu’un tira sur mon bras, me faisant retourner par la même occasion. Wolfram. Il m’asséna un coup de poing au visage, sur le coup, je m’étais effondré par terre et je laissais couler le sang de mon nez. Mon frère me hurlait dessus, je n’entendais que des bribes de sa raillerie. Apparemment, il me reprochait de ne pas l’avoir écouté. Mais je ne savais pas ce qu’il avait dit pourtant ! Pour la première fois que mon frère s’était adressé à moi, j’avais ce fichu bourdonnement dans les oreilles à cause de ce vent glaçant. Comme je ne lui répondais pas, Wolfram continuait de me frapper. Il me déchirait même mes vêtements, les réduisant en lambeaux. La raison de cette violence soudaine ? Je l’ignore encore aujourd’hui. Finalement, j’aurai préféré qu’il ne s’adresse jamais à moi. Tout à coup, il s’était laissé tombé contre moi, et avais arrêté de me frapper. Bon, sur le coup, je n’avais pas réfléchi et j’ai pris mes jambes à mon cou. Malgré les nombreux hématomes sur mon corps, je courais dans la forêt, ne sachant pas vraiment où j’allais. Ce que je savais, c’était que j’étais très loin de l’endroit où habitait tante Meredith.

    Mais les stigmates sur mes jambes ma ralentissaient fortement, j’avais énormément de mal à courir, surtout avec ce vent et cette neige. Quelques secondes, voire minutes après, Wolfram commençait à courir, mais il y avait tout de même une longue distance nous séparant. Après l’avoir repéré, j’ai décidé de tourner à gauche, courant toujours, me cachant parfois derrière les arbres, mais quelque chose clochait. Wolfram n’était plus dans mon champ de vision, qui d’ailleurs, est très brouillé à cause du temps. J’avais arrêté de courir, et scrutait tout ce qui m’entourait, cherchant un quelconque indice qui indiquerait la présence de mon frère aîné. À cause de moi, il s’était perdu. Et s’il lui arrivait quelque chose, ça ne serait que par ma faute. La panique me submergeait, tandis que moi j’essayais de retrouver le chemin de l’endroit où j’ai dévié. Finalement, il ne m’a pas fallu attendre longtemps pour le retrouver. Du moins, de retrouver quelque chose lui appartenant, car en regardant tout droit, j’ai vu une silhouette tomber par terre. Bon, pas de quoi s’inquiéter. Il arrive que des silhouettes tombent comme cela. Mais le plus inquiétant, c’était que cette silhouette avait disparu dans le sol. D’habitude, quand quelqu’un tombe, il atterrit directement sur le sol, et donc on peut voir une silhouette allongée par terre. Or, ici il n’y avait vraiment rien par terre ! Même si ma vue était brouillée, même si cette personne était assez loin, je pouvais tout de même voir. En reprenant à courir, malgré la douleur dans ma cuisse, je me demandais si je ne l’avais pas perdu de vue. Il n’y avais vraiment personne, ni même un ancien puits où Wolfram aurait pu tomber, du moins, dans les environs. Je ne sentais plus mes doigts, le vent froid les avait gelés. Finalement, en tombant une nouvelle fois par terre, je me laissais emporter dans les bras de Morphée. Ça aurait pu être considéré comme un acte de bravoure, mais je me sentais tellement lâche. Mon frère venait de tomber dans on ne sait quoi, et je n’avais rien pu faire.

    Je ne sais pas combien de temps j’étais inconscient, mais en rouvrant les yeux, j’ai dû me résoudre que j’étais sûrement au Paradis. Ce n’était certainement pas mon lit. C’était beaucoup plus doux, les draps qui me recouvraient sentaient tellement bon. Une odeur médicale émanait de la pièce entière où je me trouvais. Malgré les couches de couvertures sur moi, j’avais encore froid. Mais mon mal de tête était passé. Quand j’ouvris les yeux, ils se posèrent directement sur une femme, la dardant, elle était penchée au dessus d’une bassine d’eau et ne remarqua mon éveil qu’en se retournant. N’oubliez pas, je n’avais que huit ans à cette époque, normal que j’aie si peur d’elle… Mais, elle avait certainement remarqué ma peur, et s’était contentée de me sourire tendrement en plaçant le torchon imbibé d’eau. Je ne savais même pas que j’avais de la fièvre, ce fut elle qui me l’annonça. Petit à petit, je m’étais détendu en sa présence, elle ne me paraissait pas dangereuse. Puis elle me soignait, c’était bien ça. Quand elle me dit qu’elle m’avait retrouvé par terre, presque mort, je n’étais pas surpris et ne je pus retenir de penser à mon frère. Mais quand je lui ai fait part de mes pensées, en faisant une moue triste, elle me dit doucement qu’il n’y avait personne avec moi. Et visiblement, je n’étais même plus dans le village Hwenlys. D’après les dires de cette femme, c’était une espèce d’hôpital. Le seul hôpital des alentours. Je ne le connaissais pas…mais à vrai dire, je ne sortais jamais de Hwenlys.

    Personne n’avait signalé ma disparition, j’avais reçu quelques bribes d’informations venant de l’extérieur de cet hôpital, apparemment un enfant d’à peu près quatorze ans était porté disparu. Depuis quelques mois, Mrs Coraline essayait tant bien que mal de soutirer des informations à propos de mon passé. Mais j’étais tellement terrifié que je lui cachais la vérité. Notamment, sur ce garçon disparu. En fait, j’espérais qu’il soit mort… Sinon, Wolfram pourrait révéler la vérité, et je pourrais avoir de gros ennuis… Un scandale dans la famille Van Haren ! Je pense que c’est pour cette raison que mes parents n’ont pas daigné de faire part ma disparition, pour eux, ça devait être le bonheur… Du moins, si leur très cher fils Wolfram n’avait pas disparu. Eh bien oui, personne ne pourra succéder à mon père maintenant !

      Chapitre 2


    J’aurai préféré continuer ma petite vie dans ce minuscule hôpital aux côtés de ces miséreux mais apparemment Mrs Coraline avait prévu autre chose pour moi. Deuxième femme qui prenait toutes les décisions à ma place. J’admets que je ne lui servais à rien mais tout de même, m’envoyer dans un internat était réellement une bonne idée ? D’un côté ça ne me dérangeait pas parce que Mrs Coraline n’a pas insisté lorsque je ne lui ai révélé que mon prénom. Eh bien oui, il ne fallait pas qu’on sache qu’un misérable Van Haren vivait dans cet hôpital aux allures pauvres ! En m’envoyant en Écosse, il a fallu que je prenne le nom de famille « Hindley » justement parce que c’est un nom très commun. On ne croise pas tous les jours une personne portant le nom de famille Van Haren. Mrs Coraline m’avait présenté en tant que son filleul en prétendant que je n’avais plus de parents. J’avoue que ce subterfuge avait bien marché. Mais aujourd’hui, je comprends comment cette pauvre femme y était parvenue. Avec de l’argent évidemment. Le monde entier était et sera toujours corrompu. Et à cette époque, c’était encore plus flagrant. Il ne lui a fallu payer que quelques livres pour que le directeur de l’internat m’autorise à y entrer.

    Et finalement, en septembre 1834 je faisais mon entrée dans cette classe où il n’y avait que des garçons. C’était un internat pour garçons en fait, même si aujourd’hui, il existe un internat pour filles juste à côté du nôtre. Suivre certains cours était une chose navrante, plus le temps passait, plus je m'ennuyais tant les professeurs montraient chaque jour leur inexpérience dans le domaine scolaire. Je ne me plaindrai pas, c'était charmant de pouvoir relâcher toute cette pression. Et puis, j'étais habitué aux internats. Mais la seule chose qui différait était une personne ne se trouvait derrière moi à me dicter ce que je devais faire. Autrefois, Mère contrôlait tout sur ma scolarité. Que dis-je, elle contrôlait ma vie tout simplement. Tandis que dans cet internat, je me sentais libre. Je n'étais plus la poupée désabusée de mes chers parents. Et c'est en passant le seuil de l'internat que je compris tout ce que cela impliquait. Je n'étais dépendant de rien, de personne. Et je dois avouer qu'à l'époque, j'étais perdu. Mais je me sentais bien. Je n'avais plus le regard perçant de ma mère sur moi, ce regard chercheur d'âmes. À seulement neuf ans, j'étais seul. Seul dans ma tête. Certes j'avais une sorte de tutrice mais Mrs Coraline était assez occupée et ne pouvait se permettre de venir me rendre visite chaque semaine en Écosse. Voilà pourquoi je la voyais seulement pendant les vacances. Je ne saurai dire quelle sorte de relation nous nous entretenions, mais c'était simplement comme si elle faisait partie de ma famille, comme une tante en fait.

    Les cours étaient intéressants, malgré le fait que je m'ennuyais car je savais déjà ce que nous racontaient les professeurs. J'étais bon, et tout le monde le sentait. Tout ce temps que j'avais passé chez Mrs Coraline, je ne faisais qu'étudier. Cailean Van Haren était devenu redoutable en peu de temps. J'étais passé du petit nouveau insignifiant et illettré à ce statut. Les apparences sont souvent trompeuses. Je suis certain, la première fois que les autres pensionnaires ou professeurs avaient dû poser le regard sur moi, ils n'avaient vu qu'un pauvre enfant trop intimidé par tout ce qu'il lui arrivait. Mais il ne m'a pas fallut trop longtemps pour me sentir comme chez moi, même si je ne faisais attention à personne. Les autres n'étaient rien, il n'y avait que moi. Je devais absolument grandir et réussir ma vie car j'étais seul. Ambitieux, j'ai réussi à me faire une réputation d'enfant sur-doué. Que Dieu bénisse les livres. Avec cette réputation, j'aurai pu avoir énormément d'amis, mais je n'ai eu que des ennemis à la place. Il y en avait beaucoup. Ces énergumènes n'étaient là simplement parce que leurs parents ne pouvaient s'occuper d'eux. Ça me fera toujours rire, ces gosses qui dénigrent les autres gosses car ils paraissent à leurs yeux très intelligents. C'est aberrant, n'est-ce pas ? Pourtant, ça existait à l'époque. Je n'étais pas seul dans mon cas, il y en avait quelques uns. Mais on ne formait aucun groupe. Chacun restait dans son coin car nos dogmes nous le dictaient. Je crois que ces enfants aussi avaient des parents un peu comme les miens, et que eux aussi, avaient dû comprendre que s'ils voulaient réussir, ils ne devraient dépendre que d'eux-mêmes.

    Après les cours, on avait le droit de rester dehors jusqu'à vingt-deux heures. Moi j'avais un passe-temps très distrayant : observer, analyser les autres. Oh oui, j'ai appris énormément de choses en les analysant. En analysant surtout ceux qui me faisaient des farces d'une banalité affligeante. Je n'avais jamais vu des personnes aussi inintéressantes ! Lorsque le masque de mes tortionnaires tombait, ils devenaient réellement des enfants banals, comme tous les autres. Ils paraissaient tout de même très fiers d'eux, sous leurs apparences de dur. Mais tout n'était qu'un leurre. Et moi je trouvais cela vraiment drôle ! J'écrivais quelques notes sur des parchemins vierges...qui sait, peut-être qu'un jour je m'en servirai. Le soir, j'avais l'habitude de relire mes notes, ces enfants avaient vraiment un comportement hilarant pour moi et horripilant pour d'autres. Je les espionnais souvent, tous les jours et je ne me faisais jamais avoir. Ils étaient trop occupés pour faire attention à leur petit souffre-douleur qui préparait une jolie vengeance en douce.

    J'ai passé tellement de mois, voire années à les espionner que mon carnet de notes était devenu un livre relatant les faits d'une bande d'énergumènes. Pas très intéressant je dois avouer, mais je racontais ces histoires à ma manière. Au début, ce n’étaient que de simples notes écrits par un gamin de neuf ans mais plus je grandissais, plus je m’améliorais en écriture. Je ne voulais pas en faire un livre, c’était censé....
    U.C

    Son Arrivé à Sulfura : Comment à t-il connu le pensionnat, était-il consentant à s'y rendre, ses impressions.



» q u e s t i o n n a i r e



    Invité se fait bousculer par un type louche, que fait-il/elle ?


    Une personne que Invité apprécie amicalement lui dit qu'elle ressent plus de l'amitié à son égard. Quelle est sa réaction ?


    Est-ce que Invité aime se faire draguer, ou préfère draguer. Comment réagis t-il/elle ou comment s'y prend t-il/elle ?


    C'est le jour de chance de Invité, il/elle gagne de l'argent. Qu'en fait-il/elle + Sa réaction


    La journée de rêve pour Invité, elle se déroulerait comment ?



» h o r s j e u

    Ton prénom & tes surnoms :

    Ta date de naissance & ton age :

    Ta région & ta ville :

    Tes loisirs & tes gouts :

    Est-ce que tu pourrais faire passer l'adresse du forum à tes amis ?

    Tu voudrais m'avouer ou me dire quelque chose ?

    Tu seras connecté quand ? & Vers quelle heure pour que je sois là pour t'embêter ? ( disponibilité quoi :p ) :

    Je t'ai saoulé avec mes questions (: ?
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